Vendredi 7 septembre 2007
Il était une fois, il y a bien longtemps , lorsque les forets remplissaient les terres, ou l'on entendait le crépitement du feu de bois... En
ce temps là , les animaux parlaient encore... au milieu d'une foret se trouvait un chateau.
Dans ce chateau, vivaient un roi et sa fille.
Le roi aimait profondément sa fille et lui enseignait toutes les choses avec bonté.La princesse savait parler aux animaux et elle connaissait leur nom, elle était amie du vent et de la
pluie... Bref de tout ce qui vit, elle était heureuse. Rien ne lui manquait.
Or, un jour, le bruit de centaines de sabots se firent entendre à des lieux à la ronde...
Une horde de barbares descendus dont on ne sait d'ou, brulait, pillait tout sur son passage. Ils arrivèrent au chateau ou ils mirent tout en pièce. Ils enlevèrent la princesse...
Peuchère ! La petite n'avait plus la force de se débattre, ni de crier. Epuisée, elle s'endormit sur le cheval de son agresseur.
Ils l'emmèrent dans leur contrée, pays inconnu au delà des arbres, lieu de désolation.
Ils l'enfermèrent dans un lieu secret, elle ne pouvait ni voir le ciel ni les étoiles.
A cette fillette, il ne lui restait que son coeur pour etre avec son père.
Alors, la voyant mélancolique, ils lui firent boire un breuvage, le breuvage de l'oubli.
Oui, je vous le dit, elle ne se rappelait plus de rien, la petite, ni son nom, ni son père, ni ou elle avait grandit, non rien.
Avec se rien se dirent ils, nous allons en faire quelque chose à notre façon.
Ils lui donnèrent un surnom, une fonction, bref de quoi l'occuper.
bref, elle était heureuse, souriante à ces bourreaux...
De nombreuses années passérent, l'une chassant l'autre.
Elle avait vieilli et s'était mariée à un gars d'ici, elle avait deux bambins ou elle mettait toutes ses joies.
Quoi, la vie de tout un chacun, en somme.
Dans ce simulacre de vie, elle semblait heureuse.
Mais un jour, par temps de chien, l'on ramena un prisonnier. Il fut capturait dans une contrée lointaine. Elle passait par là.
Son regard croisa celui du prisonnier.
La femme fut troublée par cet homme, elle se demandait d'ou pouvait provenir cet émoi...
Elle ne ferma pas les yeux de la nuit, tant son désaroi était grand. Elle décida de voir le prisonnier.
Femme: D'ou viens tu ?
Homme : Je viens du pays ou les forets remplissent les terres, ou l'on entend le crépitement du feu, ou les animaux parlent.
La femme, plus troublée encore, ne savait que dire... L'homme continua son récit:
Il y a bien longtemps, sont venus des barbares dans notre pays et ils ont capturé la princesse. Depuis le roi espère son retour.
La femme écoutait en silence, mais son coeur lui, bondissait à tout rompre dans sa poitrine. La femme ne comprenait rien, pourquoi un étranger, la mettait dans un état pareil.
Elle coupa court à la conversation et retourna à ses occupations quotidiennes.
Mais voilà, elle n'avait plus de paix! Son coeur s'était réveillé et ne la laissait plus tranquille, de jour comme de nuit. N'y tenant plus, elle retourna voir le prisonnier.
trop de questions, l'homme ne savait que répondre.
Il lui dit: Cherches, vas voir par toi meme.
Bien des lunes plus tard, elle prit la résolution d'aller chercher les réponses à ce toument. Elle laissa enfants et mari, non sans peine, prit un baluchon, une gourde et partit.
Elle traversa ces terres désolées ou rien ne pousse, ou le soleil se montre à peine. Elle ne savait pas quelle direction prendre, mais elle laissait ses pieds se mettre l'un devant l'autre. Elle
marcha des jours et des jours, par beau comme mauvais temps.
Son coeur bondissait dans sa poitrine, elle s'était habituée à lui et y pretait attention.
Lorsque l'on marche, à part marcher, il n'y a rien à faire...
L'attention devint écoute.
Tout son etre écoutait ce tambour en elle. Elle se laissa guider par lui. Elle lui fit une confiance aveugle. Cette intimité entre eux était belle à voir.
Plus elle se rapprochait de lui, plus tendre était sa marche...
Elle aborda enfin une foret, ce paysage ne lui était pas familier mais elle sentait en son coeur qu'elle connaissait...
Elle se blottit au plus profond d'elle meme, dans cet écrin précieux, et elle le laissa la réveiller aux instants délicieux qu'elle vécut certes, il y a fort longtemps.
Une cascade de larmes l'emplirent, avec meme des sursauts, un élan si fort que rien ne pouvait l'arreter...LE SORT ETAIT BRISE...
La vie jaillissait de nouveau en elle. Oui, maintenant, elle voulait retourner chez son père, l'étreindre,le voir.
Dans cette allegresse, la petite bondissait à travers champs, ses pieds touchaient à peine le sol tant l'empressement la portait...
...il y eu un soir, il y eu un matin...
De loin, elle aperçut le chateau de son père. Tout son etre battait la chamade, elle y était presque. Encore quelques pas, et là voilà à la porte.
Elle frappe, heureuse et tremblante.
Un homme lui ouvre.
Il se tient sur le seuil, c'est le Père.
Il ouvre ses bras et l'appelle par son nom "ma princesse".
Le coeur du Père resonne si fort que l'on l'entend encore...
La princesse se blottit dans les bras du Père, lui disant:
"Père, je suis heureuse de t'avoir retrouvée"
Le coeur de la princesse resonne si fort que l'on l'entend encore...
Eh ! vous savez quoi ! les coeurs, oui, les coeurs, et ben, ils battent à l'unisson...
Ecoutez...
C....